FMI ET BANQUE MONDIALE : LA PLUS GRANDE ARNAQUE DU MONDE !

Tribunal Populaire International

FMI ET BANQUE MONDIALE : LA PLUS GRANDE ARNAQUE DU MONDE !

Comment l’Afrique a été piégée par l’Occident

« Il y a quelque chose que beaucoup d’Africains ignorent – un secret caché derrière des termes économiques sophistiqués et des sourires diplomatiques. La vérité, c’est que l’Afrique a été escroquée. Et pas par une seule personne ou un réseau criminel clandestin, mais par deux puissantes institutions occidentales : la Banque mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI). Pendant des décennies, ces deux géants ont drainé les richesses de l’Afrique, étouffé sa croissance et enchaîné des nations entières à la dette. Tout cela en se présentant comme des sauveurs. Mais comment ont-ils réussi à mettre en place une escroquerie qui dure depuis des générations ? Et surtout, que fait l’Afrique aujourd’hui pour se libérer de leur emprise ? Voyons…

En octobre dernier, une réunion d’un autre genre a eu lieu à Marrakech, au Maroc. Alors que la Banque mondiale et le FMI étaient occupés à tenir leurs grandes Assemblées annuelles, à quelques pas de là, un autre groupe se réunissait, le Tribunal Populaire International, au sujet de la Banque mondiale et du FMI. Leur mission était simple, mais explosive : écouter les voix des communautés qui ont souffert sous le poids des politiques de la Banque mondiale et du FMI. Les participants venaient du Sud Global : Équateur ,Égypte à Indonésie, Côte d’Ivoire, Kenya, Malawi, Mexique, Pakistan, Afrique du Sud, Ouganda, Zambie et Zimbabwe. Le jury n’était pas composé de politiciens en costume mais d’experts en économie, en droits humains et en justice sociale. Des gens déterminés à rechercher la vérité. Et le résultat de ce tribunal a été choquant. Les témoignages ont révélé une sombre réalité : ces institutions, créées pour prétendument aider les nations en difficulté pourraient, en réalité, les saigner à blanc.

Alors, qu’ont révélé ces témoignages exactement ? »

La plus grande arnaque du siècle : comment la Banque mondiale et le FMI ont piégé l’Afrique… [piste audio en français disponible]

Source : Africa Reloaded https://www.youtube.com/@africa_reloaded , 16 juillet 2025.


TRIBUNAL POPULAIRE INTERNATIONAL

Redressement des torts en cours

Par Prayash Adhikari et Palistha Tuladhar

Communiqué de presse du 18 mars 2025 à Katmandou au Népal

Le Tribunal Populaire International contre la Banque mondial (BM) et le Fonds monétaire international (FMI) a conclu sa troisième audience en exigeant l’arrêt des politiques néfastes du FMI et de la BM. La session de deux jours du tribunal, les 15 et 16 mars, a entendu des témoignages de décennies de destruction par ces institutions, et a appelé à leur démantèlement.

Les dix chefs d’accusation retenus contre la Banque mondiale étaient : les violations des droits humains aux services de base tels que l’éducation, en raison de sa promotion de la privatisation ; la priorité donnée aux intérêts des entreprises, la recherche du profit au détriment des peuples ; l’imposition de l’austérité et de conditions liée aux prêts économiques accordés aux gouvernements ; l’aggravation de la crise climatique par le soutien et l’emprunt destinés à des projets d’énergies fossiles ; l’aggravation des inégalités et l’alourdissement du fardeau de la dette des pays du Sud.

Des procureurs et des témoins du Bangladesh, du Sri Lanka, du Pakistan, de l’Inde, du Népal et de l’Indonésie ont appelé le FMI et la Banque Mondiale à répondre de ces accusations. Toutefois,, le FMI et la Banque Mondiale n’ont pas comparu en dépit d’une notification préalable.

Plus de 300 dirigeants de mouvements, militants des droits humains, paysans, syndicalistes, juristes, militants pour la justice climatique, chefs populaires de communautaires et représentants de la jeunesse du Népal, de l’Inde, du Bangladesh, du Pakistan, du Sri Lanka, des Philippines, de l’Indonésie et de la Malaisie se sont réunis pour ce procès populaire.

Le procès populaire contre le FMI et la Banque mondiale est la troisième session après celui de Manille (Philippines) et de Calcutta (Inde). Le procès de Katmandou était présidé par un panel de juges composé du Dr Bela Bhatia (Inde), militant droitdel’hommiste ; du Dr Ravi Sharma Aryal, ancien juge à la Haute Cour du Népal ; du Dr Amali Chamindika Wedagedara (Sri Lanka), militant droitdel’hommiste ; de Mohammad Shahjahan Siddiqui (Bangladesh), économiste et juridique ; de l’avocat Haider Ali Butt (Pakistan) et de Mohna Ansari (Népal), ancien membre de la Commission des droits humains (Népal) ; ainsi que d’un panel de juges internationaux qui ont participé en visio-conférence.

Avant la session de deux jours du Tribunal Populaire, plus de 200 personnes ont défilé jusqu’au bureau de la Banque mondiale au Népal, et les dirigeants des mouvements de la région ont remis une « Lettre de mise en demeure contre le Fonds monétaire international et la Banque mondiale » au responsable administratif de la Banque mondiale à Katmandou, au Népal.

Le Tribunal Populaire International c/ la Banque mondiale (BM) et le Fonds monétaire international (FMI) est un processus initié par des mouvements populaires, des syndicats, des paysans, des groupes de femmes et des organisations de la société civile (OSC) de la région, menés par le Mouvement Populaire Asiatique sur la Dette et le Développement (APMDD), à l’occasion de ses 80 ans d’endettement et de destruction. Le jury a présenté ses principales observations en déclarant que l’imposition par le FMI et la Banque mondiale de politiques néolibérales de privatisation et de libéralisation des échanges viole les droits, aggrave les inégalités, favorise de fausses solutions, perpétue la crise climatique et accroît les profits des entreprises. Leurs politiques et conditions de prêt ont porté un préjudice disproportionné aux femmes et aux communautés marginalisées du Sud Global.

Le verdict final du Tribunal Populaire International c/e la Banque mondiale (BM) et le Fonds monétaire international (FMI) de la plateforme de Katmandou ainsi que du Tribunal Populaire de Manille (Philippines) et de Kolkata (Inde) sera annoncé lors des réunions annuelles de ces institutions à Washington D.C., États-Unis, en octobre 2025.

Traduit de l’anglais par BibiCabaya (20 juillet 2025).

Source : Asian Peoples’ Movement on Debt and Development (APMDD) [Mouvement des Peuples Asiatiques sur la Dette et le Developpement] https://apmdd.org/peoples-tribunal-demands-immediate-stop-to-imf-and-world-banks-harmful-policies-denouncing-8-decades-of-destruction-and-calling-for-dismantling-of-these-institutions/ , 18 mars 2025.

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