SOURIONS… 🙂 🙂 🙂

Lettre ouverte à Monsieur Emmanuel MACRON, Président de la République

Par Sonia, Gilet Jaune en Nord ArdĂšche.

Monsieur le Président,

Inutile de chercher Ă  frapper encore et encore les esprits par quelque idĂ©e tout autan sinon plus saugrenue que la prĂ©cĂ©dente, et d’ailleurs pourquoi tant de modestie sous le masque ? Vous ĂȘtes un grand, trĂšs grand, acteur ainsi que le prouve votre performance de ce mercredi : la conviction de ton, le phrasĂ© lĂ©nifiant sinon infantilisant, les accents tutĂ©laires du moraliste pĂ©dagogue s’adressant au petit ignorant, lui rappelant qu’il ne tient qu’à lui d’éviter la fessĂ©e ; venant aprĂšs la sĂ©ance de culpabilisation en rĂšgle dont nous a gratifiĂ©s votre premier ministre, on en viendrait presque Ă  croire ― sinon Ă  se persuader- que c’est surtout notre insouciance, notre lĂ©gĂšretĂ©, notre incivilitĂ© (?) qui sont causes premiĂšres de cette nouvelle dĂ©gradation des chiffres, chiffres qu’il faut Ă  tout prix ramener Ă  des proportions non pas nulles -n’exagĂ©rons rien- mais disons seulement plus acceptables (dorĂ©s Ă  la feuille ? Ă  dĂ©faut de sauver des vies, nous sauverions les apparences).

Oui, nous sommes les principaux responsables. Et nous mĂ©ritons tout Ă  fait ce qui nous est arrivĂ©, nous arrive et ne saurait tarder Ă  nous arriver
 en vrac : nouvelles restrictions des libertĂ©s fondamentales, gĂ©nĂ©ralisation des implants de micro-puces de surveillance (micro-camĂ©ras, localisation GPS, constantes mĂ©dicales, etc., troisiĂšme, quatriĂšme, etc. vagues de pseudo-pandĂ©mies suivies de campagnes de vaccinations de masse, disparition (suppression/interdiction) de toute forme de contact social direct, tensions intergĂ©nĂ©rationnelles accrues, Ă©conomie dĂ©vastĂ©e, dette nationale astronomique (que vous envisagez de creuser encore) Ă  rembourser, poursuite effrĂ©nĂ©e de l’artificialisation industrielle des sols (terres agricoles), sans compter quelques catastrophes plus naturelles : orages Ă©lectromagnĂ©tiques, sĂ©ismes, tempĂȘtes, raz-de-marĂ©es, inondations, glissements de terrains, feux de forĂȘts, fonte des glaciers et du pergĂ©lisol, famines.

Dies Irae ou obsolescence humaine programmée ?

Les membres du Collectif Citoyen pour le Climat semblent s’ĂȘtre rĂ©veillĂ©s et Ă  mĂȘme, enfin, de constater le poids rĂ©el, la soliditĂ© de vos engagements face aux camĂ©ras et votre respect de la parole donnĂ©e. Ce serait vous faire insulte que d’en douter. N’était cette crise sanitaire inĂ©dite
 Quant aux rouleaux-compresseurs de l’ultralibĂ©ralisme ils peuvent se montrer ravis des mesures adoptĂ©es Ă  travers votre plan de relance de l’économie : leurs juteux dividendes en euros/dollars dĂ©matĂ©rialisĂ©s (porositĂ© soudaine du papier monnaie oblige) ressortent confortĂ©s, leur appĂ©tit pourra se satisfaire sans limites, Ă  l’abri de leurs rĂ©sidences ultra-sĂ©curisĂ©es. La paupĂ©risation gĂ©nĂ©ralisĂ©e qui s’accentue, l’idĂ©e que les cĂ©tacĂ©s disparaissent (non pas du COVID-19 mais des effets de la pollution industrielle, des dĂ©chets de plastique notamment) ou que leurs descendants ne connaĂźtront vraisemblablement jamais la saveur du poisson (toute forme de vie sous-marine est menacĂ©e d’extinction au cours des dix prochaines annĂ©es) ou des fruits de plein champ (entre pesticides, nĂ©onicotinoĂŻdes tueurs d’insectes pollinisateurs, multiplication des Ă©pisodes de sĂ©cheresse et baisse de rentabilitĂ©, les productions s’effondrent) leur en touche une sans faire bouger l’autre. La technologie les sauvera ou, au pire, ils s’expatrieront sur Mars ― tandis que ces indĂ©crottables rĂ©trogrades d’Amish continueront de survivre chichement du travail de la terre, au fond de leurs grottes, Ă  la lueur de leurs lampes Ă  huile.

Mais dans tout ce paradis vert, permettez-moi tout de mĂȘme de rappeler un principe fondamental : rien ne se perd, rien ne se crĂ©e, tout se transforme (Antoine de Lavoisier) ; cela vaut pour l’énergie comme pour le reste : il n’y a pas de solution miracle, rien ne se gĂ©nĂšre ex-nihilo. Ce qui est consommĂ© -transformĂ©- contribue Ă  l’entropie du systĂšme. Le recyclage lui-mĂȘme est loin d’ĂȘtre l’opĂ©ration blanche que l’on nous prĂ©sente ingĂ©nument ; il nĂ©cessite des quantitĂ©s d’énergie bien plus colossales que celles requises par la production initiale, elle-mĂȘme souvent discutable. Avant tout acte de consommation, Ă  fortiori avant tout acte de production, nous ferions mieux de nous interroger sur la nĂ©cessitĂ© vĂ©ritable (vitale, et non du seul point de vue d’un pseudo-confort) et passer en revue toutes les alternatives possibles.

Oui. Parce que, que ce soit par conformisme, par passivité ou par naïveté, nous ne parviendrons vraisemblablement pas à stopper leur folie destructrice, oui, nous méritons de disparaßtre.

Je ne sais pourquoi, aprĂšs avoir lu dans la presse que les Ă©quipes de recherche françaises sur le vaccin anti-SARS-Cov2 s’intĂ©ressaient plus particuliĂšrement Ă  son administration par spray nasal (aĂ©rosol), un fait-divers trop peu connu, survenu en aoĂ»t 1951, dans la commune gardoise de Pont-Saint-Esprit, m’est revenu en mĂ©moire. Difficile d’éviter d’établir de troublants parallĂšles.

Petit rappel (destinĂ© Ă  l’édification des dĂ©vots anti-complotistes de service) : alors mĂȘme que se tenaient les procĂšs de Nuremberg en vue de juger des atrocitĂ©s commises dans les camps de concentration de l’Allemagne nazie (parmi lesquelles nombre d’expĂ©rimentations sur des ĂȘtres humains) notre puissant alliĂ© Ă©tasunien, tout en condamnant fermement ce genre de pratiques, les reprenait allĂšgrement Ă  son compte (en vertu du sacro-saint principe : faites ce que je dis, pas ce que je fais) dans le but patriotique de rechercher l’arme absolue contre le pĂ©ril rouge, des centaines de projets scientifiques de recherches sur les armes biochimiques furent dĂ©cidĂ©s, financĂ©s et menĂ©s secrĂštement par la CIA, sur le territoire mĂȘme des USA et ailleurs.

Si au dĂ©part ces expĂ©rimentations concernaient essentiellement des militaires, elles ont rapidement Ă©tĂ© Ă©tendues Ă  certaines catĂ©gories de populations civiles (femmes isolĂ©es, pauvres, illettrĂ©s, dĂ©tenus) et ont mĂȘme Ă  plusieurs occasions concernĂ© des villes entiĂšres (diffusion d’aĂ©rosols par avion sur des villes comme Tampa ou Chicago). Associant des chercheurs et mĂ©decins, voire plusieurs universitĂ©s de renom, ces expĂ©rimentations portaient sur les radiations ionisantes, sur un large Ă©ventail de drogues (parmi lesquelles le LSD) et autres substances toxiques (agent de la fiĂšvre jaune, bactĂ©ries, etc.), ainsi que sur les outils de manipulation mentale (lobotomies, Ă©lectrochocs, lavage de cerveau).

Bien que les responsables de la CIA se soient empressĂ©s de procĂ©der Ă  la destruction de tout dossier compromettant et qu’ils ne se soient pas gĂȘnĂ©s pour mentir Ă©hontĂ©ment devant les commissions d’enquĂȘte du CongrĂšs, un grand nombre de victimes ont Ă©tĂ© invitĂ©es Ă  tĂ©moigner et prĂšs de 20 000 documents ont malgrĂ© tout Ă©chappĂ© au broyeur, parmi lesquels certains ont fait l’objet d’une dĂ©classification (accidentelle ?). Au terme de ces enquĂȘtes, le PrĂ©sident Bill Clinton a Ă©tĂ© amenĂ© Ă  demander publiquement pardon, au nom de la nation, aux victimes et Ă  leurs proches ― ce qui n’a pas empĂȘchĂ© que les mĂȘmes procĂ©dĂ©s soient remis Ă  l’honneur, vingt ans plus tard, dans les centres de dĂ©tention d’Abou Ghraib et Guantanamo de sinistre mĂ©moire (des faits de torture qui ont fini par ĂȘtre admis par le PrĂ©sident Barack Obama). Il n’y a pas de quoi pavoiser, la France a connu et connaĂźt vraisemblablement toujours le mĂȘme genre d’horreurs, qu’elles aient donnĂ©/donnent lieu Ă  scandales : bagnes et dĂ©portations d’enfants, stĂ©rilisations forcĂ©es de femmes handicapĂ©es, protocoles de “soins” en hĂŽpitaux psychiatriques, gĂ©gĂšne et “corvĂ©es de bois”, Reggane ou Mururoa, interventions au Rwanda, Niger, Centrafrique, Mali ― ou qu’elles se soient simplement banalisĂ©es (diverses techniques de torture psychologique employĂ©es au cours des interrogatoires et gardes-Ă -vue).

Mais pour en revenir Ă  Pont-Saint-Esprit, il s’avĂšre ― documents Ă©tasuniens dĂ©classifiĂ©s Ă  l’appui ― que l’intoxication dĂ©libĂ©rĂ©e d’une partie de la population (300 personnes touchĂ©es, 50 hospitalisĂ©es en psychiatrie et 7 dĂ©cĂšs, sans compter la mise en cause et l’incarcĂ©ration abusives du boulanger et du meunier), rĂ©sultant soi-disant de la consommation de pain contaminĂ© par l’ergot de seigle, faisait en rĂ©alitĂ© partie d’un projet d’expĂ©rimentation du LSD menĂ© par la CIA (production exclusive des laboratoires Sandoz, d’emblĂ©e rĂ©cupĂ©rĂ©e en totalitĂ© par la seule CIA). CĂŽtĂ© français, les enquĂȘteurs n’ayant pas dĂ©ployĂ© de zĂšle particulier Ă  la rĂ©solution du dossier et plusieurs piĂšces de celui-ci ayant mystĂ©rieusement disparu, la question se pose toujours d’une Ă©ventuelle implication des autoritĂ©s françaises de l’époque. Une telle implication ne pourra Ă©ventuellement ĂȘtre Ă©tablie qu’à partir de 2026 (le dĂ©lai conservatoire avant dĂ©classification de ce type de documents Ă©tant de 75 ans ; un excellent reportage sur ce sujet a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© par France TĂ©lĂ©visions en 2015 (vidĂ©o consultable ici).

Rien ne permet d’affirmer ni d’infirmer que l’actuelle pseudo pandĂ©mie (il s’agit juste d’une classification administrative opĂ©rĂ©e par l’OMS dont nul n’est censĂ© ignorer qui sont ses principaux financeurs officiels et occultes) ne rĂ©sulte pas de pratiques similaires Ă  celles de l’époque ; rien ne garantit que le vaccin miracle n’est pas une solution radicale Ă  la “surpopulation” humaine de la planĂšte et qu’il ne sera administrĂ© Ă  tous (de grĂ© ou de force) par avion (comme les pesticides ou les moustiques gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s destinĂ©s Ă  dĂ©gommer les dangereux moustiques lambda vecteurs de vilaines maladies).

Dans la mesure oĂč l’ĂȘtre humain se serait abaissĂ©, et continuerait de s’enfoncer chaque jour davantage, Ă  un tel degrĂ© d’ignominie, oui, l’espĂšce humaine mĂ©riterait sans conteste de disparaĂźtre. Quant aux mesures destinĂ©es Ă  la contenir (qui jusqu’à prĂ©sent n’ont eu pour seul effet que d’alimenter les bases de donnĂ©es statistiques), la monstrueuse somme de donnĂ©es incohĂ©rentes et parfois contradictoires ― martelĂ©e Ă  longueur de communiquĂ©s Ă  grand renfort de jolis graphiques dans une alternance d’affirmations/infirmations dont le seul but semble ĂȘtre de dĂ©stabiliser et d’entraver la capacitĂ© de raisonnement ― devient sĂ©rieusement lassante.

À quoi au juste jouez-vous ?

Dans votre guerre contre ce que vous appelez les “aspĂ©ritĂ©s de la vie sociale”, le couvre-feu, l’état d’urgence, la limitation de circulation et de rassemblement sous contrĂŽle policier (destinĂ©s Ă  mater toute vellĂ©itĂ© de contestation ? Pour faire bonne mesure, l’étape suivante devrait ĂȘtre l’instauration d’un Service de Travail Obligatoire) ne vous suffisent apparemment pas/plus ; voilĂ  que vous vous insinuez dĂ©sormais insidieusement au cƓur de la sphĂšre strictement privĂ©e qui, faut-il vous le rappeler, ne relĂšve aucunement de votre compĂ©tence.

Mais qui oserait vous reprocher de sauter sur pareille opportunitĂ© ? Lors de l’essai H1N1 de 2009, le pays n’était pas prĂȘt, alors qu’aujourd’hui avec le SARS-Cov2, tout semble indiquer que la sociĂ©tĂ© française est enfin mĂ»re Ă  souhait pour avaler les plus grosses couleuvres. On en reviendrait presque Ă  regretter l’époque bĂ©nie oĂč les courants d’air contaminĂ©, Ă  l’instar de certains faucons pĂšlerins, avaient un tel respect du corps des douanes qu’ils se gardaient bien de franchir la moindre frontiĂšre.

Quoi qu’il en soit, il faut tout de mĂȘme vous savoir grĂ© d’avoir dĂ©crĂ©tĂ© une pĂ©riode de confinement propice non seulement Ă  l’isolement des “plus fragiles”, au renouveau de la cuisine familiale ou Ă  l’essor du tĂ©lĂ©travail imposĂ©, mais Ă©galement Ă  la culture individuelle ; merveilleuse occasion s’il en fut de se replonger dans la lecture d’ouvrages cultes tels Brave New World (Aldous Huxley) ou 1984 (Herbert George Orwell), voire le visionnage d’Ɠuvres cinĂ©matographiques telles Brazil (Terry Gilliam), Minority Report (Steven Spielberg), la trilogie Matrix ou encore V for Vendetta (FrĂšres/SƓurs Wachowski) ; toutes Ɠuvres de pure fiction qui donnent pourtant, de par les thĂšmes abordĂ©s, un relief tout particulier Ă  la situation prĂ©sente.

Sans doute s’agit-il d’un oubli, mais je note que vous n’avez toujours pas accĂ©dĂ© Ă  ma demande de donnĂ©es statistiques relativement Ă  l’augmentation des prescriptions d’anxiolytiques et des suicides, les seules qui prĂ©sentent une quelconque pertinence au regard des mesures de gestion que vous nous imposez depuis plus de neuf mois et que vous nous annoncer devoir perdurer jusqu’à l’étĂ© prochain. Ces informations brillent par leur absence au milieu de ce fatras de chiffres dont on nous abreuve Ă  foison. De mĂȘme, une ventilation sĂ©rieuse des statistiques de dĂ©cĂšs serait la bienvenue car les attribuer tous et sans discernement au COVID-19 alors que la facultĂ© elle-mĂȘme rappelle que la majoritĂ© des cas d’atteintes graves et de dĂ©cĂšs concernent avant tout des patients atteints de pathologies multiples prĂ©existantes (diabĂšte, surpoids, maladies coronariennes, etc.). Impossible en l’état actuel de savoir combien sont morts de la grippe, du SIDA, du report d’une intervention chirurgicale indispensable, du dĂ©faut de dĂ©pistage ou de la non prise en charge de leur cancer, de maladies nosocomiales, ou tout simplement d’avoir atteint le terme du temps de vie qui leur Ă©tait gĂ©nĂ©tiquement imparti.

DĂšs lors, cette persistance Ă  vouloir tout miser sur la prochaine campagne de vaccination anti-grippe ne cesse de m’intriguer. Tout autant que vos gesticulations sans fin, d’une troublante puĂ©rilitĂ© (on s’attendrait presque Ă  vous voir trĂ©pigner) sous votre couronne de maĂźtre incontestĂ© (mais ĂŽ combien contestable) de l’univers. Auriez-vous des problĂšmes d’ego non rĂ©solus ? Installez-vous confortablement et parlez-moi de votre mĂšre


Je profite enfin de ce septiĂšme et dernier courrier que je vous adresse (auquel je ne m’attends pas davantage Ă  recevoir de rĂ©ponse que s’agissant des prĂ©cĂ©dents) pour en venir Ă  la substantifique moelle, et puisqu’il ne sert Ă  rien de tergiverser plus longuement, le moment est venu d’aborder les sujets qui fĂąchent vĂ©ritablement et pour tout dire irrĂ©mĂ©diablement. Fi des songes (les miens) et des mensonges (les vĂŽtres) !

MalgrĂ© vos beaux discours, Ă©laborĂ©s Ă  grands frais pour perpĂ©tuer l’illusion (s’il est indĂ©niablement une rĂ©publique, Ă  savoir un rĂ©gime libĂ©ral Ă©lectoral, la France n’est pas et n’a jamais eu vocation Ă  devenir jamais une dĂ©mocratie : rĂ©gime politique oĂč le peuple se gouverne seul, sans autoritĂ© suprĂȘme qui puisse lui imposer sa volontĂ© et le contraindre Ă  l’obĂ©issance), le mot dĂ©mocratie a conservĂ© la mĂȘme dĂ©finition pendant plus de deux mille ans, de la GrĂšce antique jusqu’au milieu du XIXe siĂšcle, avant d’ĂȘtre rĂ©cupĂ©rĂ© et vidĂ© de son sens premier par les Ă©lites au pouvoir (cf. l’excellent ouvrage DĂ©mocratie, histoire politique d’un mot aux États-Unis et en France de Francis Dupuis-DĂ©ri, Éditions Lux, Qc – Coll. HumanitĂ©s, 2013 ; version poche Coll. Pollux, 2019).

“Le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple” figurant dans les principes de la constitution française en vigueur, n’est que poudre aux yeux, vecteur de confusion, puisque le fait que ladite constitution prĂ©voie des instances de dĂ©cision, d’application et de rĂ©pression contrevient absolument au principe historique de dĂ©mocratie.

Les contestations citoyennes, notamment le mouvement des Gilets Jaunes et leur revendication de RIC, trouvent prĂ©cisĂ©ment leur origine dans cette confusion voulue et perpĂ©tuĂ©e par un systĂšme Ă©lectoral plus que jamais pervers/perverti, oĂč les bases et dispositions constitutionnelles les plus Ă©lĂ©mentaires ont elles-mĂȘmes Ă©tĂ© peu Ă  peu contournĂ©es, biaisĂ©es, adaptĂ©es pour en arriver Ă  la situation inĂ©dite actuelle oĂč plus aucune sĂ©paration des pouvoirs n’existe, oĂč l’exĂ©cutif se mĂȘle de lĂ©gislatif et muselle le judiciaire et oĂč tous les garde-fous originellement prĂ©vus par les constituants de l’époque ont Ă©tĂ© neutralisĂ©s : vous vous Ă©mancipez de toutes les rĂšgles Ă©tablies et les faites Ă©voluer au grĂ© de vos propres fantaisies (ce problĂšme de reprĂ©sentativitĂ© de façade Ă  tous les Ă©chelons dĂ©cisionnels a dĂ©jĂ  longuement Ă©tĂ© Ă©voquĂ© dans mon tout premier courrier de janvier 2019).

Seul les naĂŻfs, les lĂąches ou les opportunistes continueront peut-ĂȘtre de se prĂȘter au jeu. Mais pour ma part, ce fonctionnement Ă©litiste et autocratique, complĂštement verrouillĂ©, relevant davantage d’un supposĂ© droit divin que de la reprĂ©sentation populaire, m’est devenu tout Ă  fait insupportable. Ite missa est.

Continuez la partie sans moi, je ne joue plus. Vous ĂȘtes libre de poursuivre votre travail de sape, de destruction, de soumission et d’asservissement, mais cela se fera sans moi, sans que j’y apporte une quelconque caution, mĂȘme tacite. C’est pourquoi, j’ai pris la grave dĂ©cision de vivre dĂ©sormais en dehors de ce systĂšme que vous incarnez, en dehors d’une autoritĂ© que je ne vous reconnais pas, en dehors des rĂšgles absconses qui, sous couvert de progrĂšs, portent toujours plus, et de plus en plus clairement, atteinte Ă  mon environnement, Ă  la qualitĂ© de ma vie et plus largement Ă  l’avenir de la vie sur terre et de la planĂšte Terre elle-mĂȘme. Le saccage atteint dĂ©sormais un tel degrĂ© qu’on est en droit de se demander s’il est encore rĂ©versible.

Oui, des ĂȘtres humains Ă  ce point dĂ©pourvus de la plus Ă©lĂ©mentaire humanitĂ©, de la gratitude et du respect qu’ils doivent Ă  l’ensemble du vivant, mĂ©ritent vĂ©ritablement de disparaĂźtre.

Et vous osez vous revendiquer de la philosophie des LumiĂšres (sur laquelle il y aurait beaucoup Ă  dire), vous qui faites juste fonction d’éteignoir ?

Je prĂ©fĂšre, et de loin, me rĂ©fugier au fond d’une grotte, loin de votre conception univoque d’un progrĂšs qui signe notre fin programmĂ©e imminente. Si j’avais du temps Ă  perdre, je vous maudirais, mais je n’en vois pas l’utilitĂ©. Vous disparaĂźtrez comme le reste, voilĂ  tout. Et, dans la mesure oĂč je n’entrave en rien vos actions ou exactions, oĂč je refuse de tenir le moindre rĂŽle dans votre comĂ©die de boulevard, pas mĂȘme celui de l’opposante, oĂč je ne pose aucune sorte de revendication, sĂ©paratiste ou autre, oĂč je n’incite quiconque Ă  l’insurrection ou Ă  la commission de dĂ©lits, j’ose espĂ©rer que vous aurez la dĂ©cence Ă©lĂ©mentaire de continuer de m’ignorer aussi royalement que je me prĂ©pare Ă  le faire Ă  votre Ă©gard.

Depuis le fin fond de nulle part, je vous prie pour la derniĂšre fois, Monsieur le PrĂ©sident, d’agrĂ©er l’expression de mon extrĂȘme dĂ©senchantement doublĂ© d’un incommensurable courroux.

Sonia, Gilet Jaune en Nord ArdĂšche.

En complĂ©ment du masque, je vous suggĂšre d’imposer Ă©galement le port du bandeau sur les yeux (peut-ĂȘtre l’ignorez-vous encore, la conjonctive de l’Ɠil est une autre voie de pĂ©nĂ©tration privilĂ©giĂ©e du SARS-Cov2 dans l’organisme)

Source : GJ Magazine https://www.gj-magazine.com/gj/lettre-ouverte-a-monsieur-emmanuel-macron-president-de-la-republique-francaise/

ricochets.cc

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